La rentrée parlementaire est l’occasion - comme la rentrée des classes- de faire preuve de bonnes intentions et d’annoncer les futures cadeaux de Noël du gouvernement. Las, cet automne le Premier Ministre s’est mué en Père Fouettard. Son Agenda 2006 est un catalogue de mauvaises nouvelles économiques et sociales et planifie la régression sociale dans tous les domaines.
Alors que le chômage progresse pour a et les plans de licenciements se multiplient.
On supprime l’allocation sociale de solidarité pour des dizaines de milliers de chômeurs en fin de droit.
La canicule entraîne 15000 morts et on baisse l’APA (l’Aide personnalisée aux personnes âgées).
Les services publics dans la santé, l’éducation ou la culture sont en danger et on supprime des postes de fonctionnaires.
Le gouvernement applique la politique du MEDEF et prépare une liste de contre-réformes dans le domaine de la protection sociale :
La remise en cause des 35 heures,
la diminution des inspecteurs du travail,
la remise en cause du droit de grève, voilà ce qui nous attend.
Face à cette politique de régression sociale, il faut que les parlementaires de gauche donnent un signe fort à l’opinion.
Je propose que les députés et les sénateurs de gauche, socialistes, communistes, radicaux, Verts se réunissent tous ensemble pour exprimer leur volonté de résistance à cette politique qui sème l’inquiétude dans des milliers de foyers.
La gauche si elle veut que le Front National ne profite pas du passage à vide de l’actuel gouvernement doit savoir proposer sinon une alternative, au moins l’image d’une force d’espoir qui sait s’opposer aux relents réactionnaires du gouvernement Raffarin- Seillières.
La gauche, toute la gauche, doit apprendre à s’unir pour faire reculer ce gouvernement. Pourquoi au cours d’une telle " Assemblée Générale des Parlementaires de Gauche"ne pas solonellement s’engager à déposer des amendements et des propositions de loi communes. L’union des gauches peut et doit passer par le Parlement et être un levier pour le rassemblement des gauches politiques, syndicales, associatives.
Cette feuille de route permettra à la gauche de passer du statut d’observateur des faiblesses de ce gouvernement à celui d’acteur contribuant à la mobilisation sociale contre la précarité.