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Grosse mobilisation samedi contre la LGV
Sud Ouest - 30 novembre 2009

LANGON. Ils étaient aux alentours de 2 000 à venir manifester leur opposition à la ligne grande vitesse et témoigner de leur exaspération face à une concertation jusqu’ici stérile

« Non à la LGV, oui aux palombes », dit cette banderole. Il n’est pas si loin le temps où les écolos prenaient volontiers pour cible les chasseurs et où chaque ouverture de saison de chasse donnait lieu à des batailles à couteaux tirés.

Désormais, il n’est pas rare de voir ces amoureux de la nature marcher main dans la main pour défendre une cause.

C’était le cas samedi matin à Langon, où chasseurs et écologistes se sont joints aux presque 2 000 manifestants contre la ligne à grande vitesse (LGV) qui doit traverser le Sud Gironde, pour joindre Paris à l’Espagne d’un côté et à Toulouse de l’autre.

Mené par une dizaine d’élus, en tête desquels étaient présents les députés Martine Faure et Noël Mamère, le cortège est parti de la gare vers 10 heures pour rejoindre la sous-préfecture aux alentours de midi.

Là, des manifestants basques, landais et lot-et-garonnais ont pris la parole pour exprimer leur opposition au projet de LGV et leur soutien aux Sud Girondins concernés.

Ce sont ensuite les élus qui ont pris le micro. La députée Martine Faure s’est exprimée de façon très virulente, témoignant de son exaspération.

« C’est du pipeau ! »

« Je dis non à la pensée bulldozer, s’est-elle exclamée. C’est un symbole de ce qui se passe aujourd’hui, où l’on doit aller vite, vite, toujours plus vite. Quant à la pseudo-concertation, c’est du pipeau ! On savait dès le départ ce qu’ils avaient dans la tête. »

Tandis qu’une délégation était reçue par la sous-préfète, le conseiller général de Podensac, Hervé Gillé, confiait être « fou furieux » de la façon dont la concertation s’est déroulée : « Cette soi-disant concertation a été menée n’importe comment, dit-il, avec un manque de respect total des élus locaux. »

Un sentiment partagé par beaucoup.


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